Materia prima alchimique - cfio.fr

Les secrets de la materia prima alchimique

formations

Il y a toujours eu un grand débat dans le petit monde de l’alchimie, à savoir sur quelle matière travaille l’alchimiste pour réaliser la pierre. Des théories nombreuses circulent dans les livres et sur Internet. Des plus compliquées aux plus farfelues, ces approches sont basées la plupart du temps sur un manque profond de connaissances. État des lieux d’un problème plus complexe qu’il n’y parait…

Une erreur grossière

Confondre la forme et le fond est courant en alchimie. C’est le cas, par exemple lorsqu’il est question de donner un nom précis à la matière première des alchimistes. Il est vrai que la littérature hermétique regorge de définitions multiples et variées, ce qui n’arrange pas les affaires des chercheurs en quête d’éclairage.

La première erreur est donc de croire que la materia prima alchimique est une matière précise. C’est faux. Le fait que les adeptes lui donnent plusieurs noms est une indication quant à sa valeur universelle. Or, beaucoup s’acharnent à citer tel ou tel minerai, telle ou telle matière parce que, soi-disant, plusieurs textes se recoupent.

Raisonner ainsi est prendre le problème à l’envers. Car la définition exacte de la materia prima est substance première, c’est-à-dire, celle qui se trouve au commencement du monde, au début de la création, et qui peut prendre ensuite de très nombreuses formes. Cette prime essence est à l’origine de tout ce qui existe dans le monde manifesté. C’est elle que cherche à isoler l’alchimiste dans son laboratoire.

Un le Tout

Ceci nous amène à déduire que la materia prima est finalement en toute chose. Elle est l’essence de tout ce qui existe dans les trois règnes de la Nature.

C’est pourquoi la question de l’Unité du monde devrait alimenter la réflexion des chercheurs. Au lieu de ça, beaucoup s’égarent dans une investigation de détective, pensant qu’il y a un secret à découvrir plutôt qu’une science à apprendre.

L’alchimiste qui veut aboutir dans le Grand-Oeuvre, doit faire l’effort d’étudier les principes fondamentaux de l’hermétisme. Il doit abandonner la démarche infantile d’une chasse au trésor qui ne le mènera nulle part. Cela ne sert à rien de lire des livres d’alchimie si l’on ne possède pas les rudiments théoriques de cette discipline.

Une bonne compréhension de la Nature vue par l’hermétisme, donnera à l’étudiant une base de connaissances très précise qui lui permettra de déterminer avec assurance sur quelle matière il peut envisager de travailler.

Quelle matière alors?

La materia prima, vous l’aurez compris, n’est par une matière unique. De très nombreux éléments sont utilisables dans le contexte du laboratoire alchimique. L’hermétisme classe la Nature en trois règnes, minéral, végétal et animal. Il est donc possible de débuter le Grand-Oeuvre à partir de l’un de ces règnes.

Or, les adeptes ont constaté que, bien que l’Esprit Universel qu’ils cherchent soit potentiellement partout, il est plus facile à extraire de certaines matières que d’autres. Cela a donné naissance aux nombreuses voies alchimiques existantes et qui conduisent toutes à la quintessence de la Nature, autrement appelée pierre philosophale.

C’est la connaissance de ces matières en particulier qui constitue le secret des alchimistes et non une quelconque chose au nom dissimulé. Comme un ébéniste connaît le secret de certains bois qui se travaillent mieux que d’autres, l’alchimiste sait sur quelles matières il va pouvoir travailler efficacement, bien que théoriquement, toutes puissent convenir…

consultation

Et qu'on se le dise par Toutatis !