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Comment s’aligner au divin (partie 3)

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Être en accord avec l’Univers et le monde divin demande des connaissances métaphysiques, mais également des aptitudes humaines hors du commun. Nos émotions, par exemple, sont des relais capables de capter les grands mouvements énergétiques du monde. Par l’écoute de nos émotions, nous pouvons savoir si nos décisions sont alignées ou pas. Parmi celles-ci, la peur fait figure de proue…

Situer la peur

La peur a mauvaise presse dans notre civilisation. Elle n’est pas un modèle comportemental valorisé. En nuisant au schéma d’ambition qui constitue généralement la norme suivie en Occident, elle fait de celui qui l’écoute un poltron, un raté sans courage, dénué de la combativité et de l’agressivité requises pour répondre aux critères de normalité du groupe social.

Pourtant, la peur est un garde-fou important, une sorte de sixième sens, qui nous prévient souvent de dangers dont nous n’avons pas conscience. Les animaux n’ont aucun problème particulier avec la peur. Bien au contraire, ils y sont très attentifs parce qu’ils savent intuitivement qu’elle est leur meilleure alliée.

Peureux ou trouillards ?

L’homme considère à tort que sa peur doit être combattue, voire étouffée. C’est ainsi parce qu’il la confond avec la couardise et la lâcheté. Or, ces deux sentiments sont très différents.

La couardise est une forme de timidité qui nous empêche d’agir. À la base, il y a un manque de cran et de courage dont l’origine doit être recherchée dans l’enfance. Le trouillard doit donc combattre sa peur pour espérer réaliser son destin. En revanche, l’homme tout-puissant des sociétés modernes doit réhabiliter la « crainte de Dieu » dans sa vie, comme nous le verrons tout à l’heure.

On peut apprendre à différentier la peur de la trouille. C’est très facile en réalité. La trouille est un sentiment irrationnel, comme par exemple l’appréhension d’aller marcher en forêt à cause de la possibilité de s’y perdre. La peur en revanche est un sentiment rationnel que vous ressentirez si vous vous trouvez face à face avec un lion en pleine brousse africaine.

Un sentiment désagréable

Il est vrai que la peur n’est pas un sentiment agréable. Il y a d’ailleurs plusieurs niveaux de peur. De la peur soudaine au pressentiment sourd et indescriptible, une grande variété de substances chimiques sont engendrées par le cerveau dès qu’il y a de la peur.

Prévenant du danger, il est normal que la peur ne déclenche pas des vagues orgasmiques. C’est en générant un sentiment contrariant qu’elle force l’organisme à changer d’attitude ou de position jusqu’à ce que celui-ci retrouve un équilibre sécurisant.

Écouter sa peur

Je l’ai dit dans la première partie de cet article, l’Univers communique avec nous sans mot. Et comme le disait très justement Eugène Canseliet au sujet du Mutus Liber« Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de mot que ça ne parle pas ! »

Les émotions telles que la peur sont des indicateurs fiables pour évaluer les situations dans lesquelles nous nous trouvons. Le grand mécanisme universel est relié à notre inconscient. Celui-ci l’est à nos émotions. La plupart de nos pressentiments viennent donc d’une information profonde qui remonte à la surface sous une forme ou une autre.

Lorsque nous captons de la peur et que nous savons que nous ne sommes pas particulièrement frileux de caractère, c’est que notre inconscient nous prévient d’un danger imminent. L’univers nous indique que la situation n’est pas en harmonie avec la musique des sphères, et que nous devrions réviser notre jugement ou nos actes.

La « crainte de Dieu »

Les mystiques et les religieux cultivent ce qu’ils appellent la « crainte de Dieu ». Ils n’entendent pas par là ressentir une peur semblable à celle que l’on pourrait avoir face à une autorité abusive ; Dieu deviendrait dans ce cas une sorte de dictateur tyrannique dont on craindrait les châtiments violents, ce qu’il n’est pas évidemment sauf pour les clercs des religions du livre.

Ici, la « crainte de Dieu » est plutôt une réflexion sur les conséquences que peut engendrer notre manque d’alignement. « Craindre Dieu », c’est donc exprimer notre désir d’être en accord avec l’horloge universelle. C’est montrer notre engagement à nous interroger sur le bienfondé de nos pensées, paroles et actes.

Au fond, « craindre Dieu », c’est avoir peur de soi-même, de ses propres limites et des erreurs de jugement qui nous empêchent d’être alignés au divin avec sagesse et humilité.

Les autres indicateurs…

Il y a beaucoup d’émotions. Chacune d’elles est une possibilité d’écouter l’Univers et de se connaître soi-même. La grande difficulté de cette approche est de ne pas confondre ce qui vient d’en haut avec ce qui relève de nos blessures personnelles. C’est un défi quotidien qui constitue une bonne part du travail initiatique.

L’homme qui a réglé son histoire personnelle n’est plus encombré de lui-même. Il y a de la place pour le sacré qui, à travers lui, cherche un canal d’expression. Ses émotions le guident vers la réalisation positive de son destin. Parmi elles, la peur est sans doute sa meilleure amie et un protecteur fiable sur le chemin jonché d’embuches de l’évolution spirituelle.

Ce troisième volet ferme notre sujet sur l’alignement au divin. Il y aurait beaucoup à dire encore. La réflexion, cependant, doit se poursuivre chez vous, chers lecteurs, car l’écoute de l’Univers reste l’un des piliers de l’initiation solaire, et aussi la meilleure façon de réussir sa vie spirituelle.

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