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Quelques clés bénéfiques au cœur des épreuves initiatiques

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Certaines situations de la vie nous semblent parfois insolubles ou complètement bloquées.  Notre éducation nous pousse alors à rechercher une solution rapide, une issue, une réponse. Lorsque nous sommes ainsi acculés, notre ego panique et nous avons une très mauvaise image de nous-mêmes. Dans ce cas, ferons-nous appel à la sagesse ou nous laisserons-nous aller dans de sinistres réactions? Saurons-nous rester dignes dans l’épreuve qui nous échoit, ou bien trahirons-nous les valeurs qui nous sont chères ?…

Une confusion fréquente

Pour beaucoup de gens de notre époque, la patience et l’endurance sont des signes de faiblesse. Notre société moderne favorise plutôt des attitudes combatives et offensives lorsqu’il s’agit de se confronter à des oppositions, quelles qu’elles soient.

Il apparaît aussi que l’épreuve et le coup dur sont des signes de malchance. On ne veut plus voir l’enseignement là où il est, c’est-à-dire, au cœur des tempêtes et des bourrasques que nous traversons régulièrement dans la vie. Si nous fermons nos yeux et nos oreilles aux orages et aux coups de vent de l’existence, nous risquons de passer à côté de nous-mêmes et de notre rôle à jouer sur cette terre.

Ainsi, l’idée de tenir bon sans chercher à fuir ce qui est désagréable n’est pas de la résignation. C’est d’abord un signe de force, et surtout un exercice de style.

Une réponse, mais laquelle ?

Bien sûr, il n’est pas question de rester là les bras croisés en attendant que les choses s’améliorent toutes seules. Nous avons à réfléchir à la meilleure réponse à donner, même si, la plupart du temps, nous ne savons pas laquelle.

La véritable définition du mot responsabilité, c’est donner une réponse. Or lorsque les choses vont mal, et que les conditions de vie ne sont pas conformes à nos attentes, c’est que notre réponse envers la vie n’est pas forcément la bonne.

C’est justement là que nous commettons l’erreur la plus importante. À savoir d’attendre de la vie qu’elle nous donne une réponse. Mais en réalité, c’est à nous de répondre à la vie. C’est nous qui devons fournir la solution, et quelquefois, cela ne passe pas forcément par des actes ou des agissements particuliers. La bonne réponse est l’attitude intérieure que nous allons choisir d’adopter. Allons-nous céder à la peur et envisager toute sorte des solutions mal situées? Ou bien allons-nous rester dignes et droits même si les conditions semblent insupportables?

Au cœur de l’horreur

Les personnes les mieux à même de nous fournir de tels enseignements ne sont pas forcément les maîtres spirituels. Nous avons en effet plus à apprendre de ceux et celles qui ont traversé l’insoutenable, tels par exemple, les survivants des camps de travail, de concentration ou de redressement.

Une littérature très large existe sur ces sujets graves, mais c’est à Victor Frankl, ancien détenu, et à sa logothérapie, que l’on doit d’avoir le mieux expliqué comment une personne à qui l’on a tout pris et que l’on maltraite quotidiennement, peut rester intègre et digne. Dans le fossé des vexations, privations, et violences innommables du nazisme, le docteur Frankl a pu extraire de lui-même un fond d’humanité inattaquable, dont aucune tyrannie n’aurait pu le priver. C’est ce qu’il explique dans Découvrir un sens à sa vie que je vous conseille de lire pour apprendre à relativiser vos difficultés.

C’est donc ce cœur de nous-mêmes, enfoui dans les profondeurs insoupçonnées de notre âme,  qui semble détenir la seule et unique réponse à donner lorsque tout s’effondre et que la souffrance s’acharne. Choisir de rester profondément humain alors que tout nous pousse à redevenir des bestiaux, est la grande clé du devenir spirituel.

Choisir et défendre ses propres valeurs

Nous avons tous connu ces moments inacceptables – parce que douloureux – et nous avons tous connu aussi la tentation d’être lâches ou malhonnêtes pour pouvoir nous en sortir. Mais certaines fois, l’impuissance est telle, que même les solutions tordues n’ont pas leur place.  C’est alors qu’un choix décisif est nécessaire. Vivre ou mourir.

Dans les camps de réclusion que toutes guerres ont inventés tant à l’Est qu’à l’Ouest, beaucoup se sont laissés mourir parce qu’ils ne voyaient pas l’intérêt qu’il y avait à continuer de vivre dans de telles conditions. D’autres se sont accrochés à la vie avec plus ou moins de succès selon l’orientation éthique qu’ils  surent ou purent prendre. Dans de telles situations, la vie ne tient parfois qu’à un fil. La moindre erreur peut devenir fatale.

Rester digne a sûrement dû constituer le choix le plus difficile. Et pourtant, même si rien dans nos vies actuelles ne peut être comparé aux conditions existentielles d’un camp de concentration, nous pouvons néanmoins nous servir de cet exemple pour conduire notre conscience et préserver l’estime de soi. Ce n’est pas de l’orgueil mal placé, c’est une décision forte et impliquante, peut-être le don le plus gracieux que l’on peut se faire à soi-même, bien au-delà de toute autre gratification.

Vivre sa vie

La vie doit être vécue, mais pas n’importe comment. Nous avons à vivre NOTRE vie. Et pas seulement comme nous aimerions la vivre. Nous avons à vivre ce qui nous arrive. C’est ça réussir sa vie. Ce n’est pas obtenir tout un tas de choses, atteindre des niveaux existentiels que les autres pourraient nous envier, ou encore avoir l’habileté d’échapper à toute difficulté.

Le sage ne se soucie pas de la nature des événements. Peu importe ce dont il s’agit, peu importe si c’est agréable ou pas. Les bonnes questions à se poser dans un premier temps ne sont pas « Pourquoi ça m’arrive ? » ou « Comment vais-je supporter ça ? », ce qui serait pourtant bien légitime. Mais on remettra cela à plus tard, lorsque le temps de la réflexion sera venu.

Au coeur de la tempête, la seule question possible est : « comment vivre cela sans y perdre mon âme ? »  C’est-à-dire, « quelle sera la qualité de ma réponse immédiate », ce qui implique de savoir « quelle personne vais-je devenir à travers elle? ».

Comment bien faire ?

Il n’est pas toujours simple de savoir quelle est la bonne réponse, sauf si l’on s’en tient au bien. Le mot bien et très relatif. Cependant, une petite voix en nous connait le secret du bien. Nous ne pouvons jamais complètement nous mentir à nous-mêmes. L’intelligence du cœur est là pour nous guider vers des comportements qualitativement élevés. C’est pourquoi c’est un art de vivre qui se cultive.

On le remarque à peine, mais c’est souvent aux derniers instants de la vie que nous savons précisément si nous avons bien ou mal agi. Quelque chose en nous le démontre. Il existe d’ailleurs un exercice très efficace pour savoir quelle conduite adopter face à l’épreuve. Il suffit de se demander ce que l’on aimerait qu’il soit dit de nous le jour de notre enterrement.

Par exemple, il a tenu le coup sans jamais faillir à sa tâche ; elle est restée fidèle à ses principes alors que tout le monde lui tournait le dos ; il est resté intègre malgré sa précarité ; elle n’a cédé ni à la haine, ni à la vengeance

Cette petite formule toute simple, que j’utilise moi-même très souvent, vous aidera, je l’espère, à trouver le chemin de la paix intérieure ; celle qui ne se soucie pas de ce que l’on a, ou n’a pas ; celle qui est capable de se contenter de peu ; celle qui a assez de compassion pour accepter l’absurdité du monde ; celle qui a compris que la véritable connaissance spirituelle ne se trouve pas sur un quelconque paradis terrestre, mais  plutôt  dans l’étincelle de vie et de lumière dissimulée dans la caverne du cœur, et qui est la pierre véritable que poursuivent les alchimistes depuis la nuit des temps.

Cette clé majeure, c’est mon cadeau pour vous en cette fin de semaine!

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Et qu'on se le dise par Toutatis !