Transfiguration de Jésus - cfio.fr

Que s’est-il vraiment passé le jour de la Transfiguration de Jésus?

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Parmi les événements qui jalonnent le ministère de Jésus-Christ, la Transfiguration est un événement surnaturel très mal connu, et qui a gêné l’Église durant de longs siècles. Le christianisme institué s’est en effet toujours méfié des phénomènes lumineux ou extatiques relatés dans les évangiles. Jésus a montré son Corps de Gloire à trois de ses disciples et deux hommes sont apparus dans la lumière à ses côtés. On a affirmé qu’il s’agissait d’Élie et de Moïse, mais est-ce bien la vérité ?

Les mystères

Les mystères du christianisme sont traditionnellement au nombre de trois qu’on a intitulés mystères joyeuxdouloureux et glorieux. Chaque série de mystères inclut cinq faits fondamentaux de la vie du Christ. Plus récemment, le pape Jean-Paul II a rajouté une autre série qu’il a nommée mystères lumineux, ce qui n’est pas inintéressant puisque la Transfiguration en fait partie.

Il est étonnant de constater que pendant toute la période de domination catholique, la Transfiguration n’a jamais été reliée à aucun des trois mystères majeurs enseignés au catéchisme. Un événement trop banal sans doute qu’un bonhomme puisse se transformer en lumière devant témoins…

Bien sûr, le désintérêt envers un tel événement n’a pas non plus été poussé jusqu’à son retranchement des Évangiles. Mais comme nous allons le voir, l’Église l’a néanmoins réduit à un acte purement symbolique où Jésus réaffirme sa parenté et sa subordination au judaïsme primitif.

La présence affirmée de Moïse et d’Élie à ses côtés durant l’événement semble le prouver, mais on aurait tort de prendre cette affirmation à la lettre.

Resituons le contexte officiel

Dans le cadre des Évangiles, le moment de la Transfiguration survient juste après le miracle de la multiplication des pains, et après que Pierre ait reconnu la nature messianique de Jésus.

« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui. » (Matthieu 17, 1-3)

Ici, la version canonique affirme deux choses qui vont imprégner la conscience religieuse collective dans la mauvaise direction.

La première est de préciser que Jésus « fut » transfiguré ; laissant entendre que le phénomène lumineux n’émana pas de sa propre volonté, comme on ferait la démonstration d’une quelconque compétence, mais de la volonté d’autre chose (de Dieu surement). Cette position fait de Jésus un objet plutôt qu’un sujet. Dans le dogme catholique, en effet, l’idée même d’une transfiguration volontaire (même venant du Fils de Dieu) est passible d’hérésie, car l’homme ne peut se prévaloir de tels pouvoirs, sinon où va-t-on ?

Or, ce qui est très intéressant, c’est de comparer la traduction biblique officielle avec celle d’André Chouraqui, plus confidentielle, mais véritablement fidèle au texte grec original, où il est traduit qu’« Il se métamorphose devant eux » ! Sans commentaire…

La deuxième est d’imposer au lecteur la présence de deux personnages issus de la tradition judaïque, Moïse et Élie, lesquels ont été confrontés eux aussi à des phénomènes lumineux. Comme des gardiens – de quoi, on se le demande?… -, nos deux acteurs ceinturent Jésus. Et pour l’Église, c’est l’opportunité d’une part de démentir la réalité objective du Corps de Gloire, et d’autre part de consolider l’adhérence du christianisme à un système hiérarchisé et obéissant.

La vision gnostique

On l’aura deviné, la gnose s’oppose entièrement à ces deux acceptions philosophiques abusives. Car, pour le gnostique, Jésus emmène à part trois de ses disciples et leur fait tout simplement une petite démonstration de ses pouvoirs spirituels.

Ensuite, il est important de noter la nature « solaire » de la lumière qui émane de lui lorsqu’il leur dévoile son corps glorieux : « … son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. » Preuve en est que les vieux maîtres secrets du christianisme ont veillé dans l’ombre à ce que soit laissé intacte la véritable tradition à laquelle se rattache le Jésus gnostique, c’est-à-dire la tradition solaire.

La Transfiguration  n’est donc pas  un événement échappant au contrôle du maître. Jésus n’est pas le yoyo du Bon Dieu, ni le sous-fifre des grandes figures du Judaïsme. Ayant réalisé le corps de Gloire durant un processus spirituel et alchimique lui ayant donné le statut d’adepte, Jésus ouvre dans la Transfiguration un espace quantique révélant la nature lumineuse du monde et de ses possibilités multidimensionnelles.

L’insupportable vérité

Dans l’épisode de la Transfiguration, Jésus montre le Réel dans lequel vivent des êtres évolués, peut-être d’autres initiés comme lui, avec qui il s’entretient sous les yeux ébahis de quelques disciples.

Les mêmes qui, comme je l’ai démontré dans la formation sur le Secret de Jésus-Christ, ne font pas encore partie de l’ordre initiatique dont Jésus est un des maîtres supérieurs. Cette confrérie existe pourtant bel et bien. En témoignent certains passages des évangiles laissés pour compte par la plupart des exégètes, et qui ont été largement commentés dans le cursus gnostique du CFIO.

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