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Peut-on faire la pierre philosophale partout ?

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Le lieu des opérations alchimiques est un sujet assez peu développé dans la littérature hermétique. On parle beaucoup des périodes favorables au Grand-Œuvre, mais rarement de l’influence capitale de l’environnement sur la réussite des travaux de laboratoire. Pourtant, conformément à la Tradition unitaire du monde, tout est absolument relié. Comment déterminer la qualité visible et invisible de l’endroit où l’on pratique ?

L’influence du lieu

Dans la conduite du Grand-Œuvre, tout a son importance. La qualité de notre vie, celle de nos pensées, ainsi que le respect des périodes dites « favorables » qui, bien au-delà de coïncider avec les saisons de la Nature, sont avant tout des moments symboliques qu’il faut savoir décoder.

Dans l’iconographie alchimique, l’arbre est un symbole récurrent qui devrait attirer notre attention. Les racines des végétaux sont certes des ancrages, mais également des antennes de communication avec les énergies telluriques. D’ailleurs, l’alchimie végétale enseigne que la morphologie de l’arbre est inversée par rapport à l’homme. Sa tête correspond à ses racines.

Or, la croissance de la pierre philosophale a souvent été décrite comme un processus végétal. Il existe même des arborescences métalliques à base de mercure qui soulignent la proche parenté des végétaux et des métaux. Les praticiens de la voie des amalgames sauront me comprendre…

Durant sa formation, la pierre philosophale ne reçoit donc pas seulement les énergies d’en haut comme le feu céleste, mais également celles d’en bas. Les Anciens regroupaient ces influences terrestres sous le nom de Vouivre dont le symbole est un serpent ailé.

On ignore d’ailleurs très souvent que la foudre n’est pas un phénomène céleste mais terrestre. Les éclairs qui déchirent les nuits d’orage viennent du sol. Ils démontrent que celui-ci détient l’un des secrets les plus importants de l’alchimie, qui n’est autre que celui de l’électricité statique.

Où poser l’athanor ?

Ceci étant précisé, nous pouvons à présent nous interroger sur la qualité du lieu des opérations alchimiques. Certains pensent que l’on peut pratiquer l’alchimie n’importe où. C’est faux.

Les couloirs de l’écorce terrestre ne sont pas d’égale valeur partout. Certains endroits, que savaient repérer les Anciens, possèdent des vibrations particulières, favorables ou non aux disciplines spirituelles. C’est en général sur des sols puissamment énergétisés que l’on construisait les édifices religieux ou sacrés.

On entend souvent dire que l’on ne peut pratiquer l’alchimie qu’à la campagne. Outre le fait d’y trouver sans doute plus de calme pour la contemplation, cette affirmation n’est pas totalement exacte. Certaines campagnes sont véritablement dépourvues d’énergie tellurique, à tel point qu’elles semblent inertes (de même que leur population parfois).

En réalité, surtout lorsqu’elles sont très anciennes (ce qui est le cas des mégapoles), les grandes villes possèdent forcément des lieux adéquats au Grand-Œuvre. On les trouve plus couramment dans les parties anciennes des communes, car les villes, elles aussi, faisaient jadis l’objet d’investigations sacrées avant d’être bâties.

Vers une géographie sacrée

Dans son livre Les mystères templiers, Louis charpentier nous initie à une curieuse science géographique sacrée. Il démontre que les villes templières d’Europe forment un réseau schématique reproduisant celui des constellations cosmiques et zodiacales.

Constituant selon lui l’une des branches principales du fabuleux trésor des templiers, ce réseau, couplé à celui de certaines forces telluriques, aurait un rôle à jouer dans l’évolution spirituelle et historique de l’humanité.

Rapportées à notre sujet alchimique, ces connaissances expliqueraient en partie l’efficacité des pèlerinages initiatiques qui, comme on le sait, sont bien plus que de simples itinéraires symboliques. Dans ses vidéos consacrées au voyage alchimique, Patrick Burensteinas a largement démontré la présence de tels enseignements appartenant pour la plupart à la tradition orale.

Le destin vous conduira

Malgré toutes ces informations, comment savoir si nous nous trouvons au bon endroit ? Pour répondre à cette question, il nous faut intégrer une donnée supplémentaire.

La Providence !

En effet, n’est pas adepte qui veut. Il y a – et il y aura toujours – une forme de prédestination dans l’accomplissement du Grand-Œuvre. Le parcours spirituel ne dépend donc pas seulement de notre volonté. Des lignes de force invisibles concourent aussi à notre évolution. Elles sculptent notre cheminement et façonnent la nature des défis initiatiques que nous aurons à relever. Elles conduisent notre avancée et décident à notre place de ce qui doit advenir de nous à différents niveaux.

Ce qui signifie que le lieu où nous vivons a quelque chose à voir avec qui nous sommes, au moment où nous y sommes. Le Grand-Oeuvre ne saurait donc se réaliser en un endroit neutre…

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Et qu'on se le dise par Toutatis !