Petit traité d’alchimie sexuelle

Toutes les traditions spirituelles affirment que nous avons perdu un état d’unité originelle, qui se matérialise ici-bas par l’existence séparée des deux sexes masculin et féminin. Il existe une technique alchimique simple qui permet de retrouver ce statut primordial. Que l’on opère seul ou en couple, le travail spirituel consiste à réintégrer cet état non duel que constitue la divinité une et indivise…

Mono VS couple

Si l’on travaille seul, des exercices spéciaux (que l’on abordera dans un autre article) permettront d’orienter tout ou partie de son énergie sexuelle vers le haut. Dans ce cas, la démarche consiste à trouver l’amant ou l’amante dans une forme de reliance interne. On dit alors qu’on accouple l’âme avec l’Esprit par le mariage mystique.

Dans la pratique, cela ne s’oppose aucunement à une vie sociale ou maritale, et conviendra à ceux ou celles dont les conjoints ne partagent pas les mêmes motivations spirituelles.

S’ils opèrent en couple, les deux partenaires se servent l’un de l’autre pour recréer un état de conscience unifié dans le cadre d’une relation sexuelle sacrée. Ce n’est pas une fusion des âmes, mais une ascension commune.

Pour qui ?

L’alchimie sexuelle ne convient pas à tout le monde. Pour s’y adonner, il faut :

  • être psychologiquement assaini,
  • être capable de prendre l’entière responsabilité de ce qui se produit sur le plan pratique,
  • avoir fait la distinction entre le désir et la quête,
  • ne pas confondre cette pratique avec un acte sexuel commun, même s’il y ressemble,
  • ne pas confondre rencontre alchimique et rencontre amoureuse.

Plusieurs options

Il est sans doute préférable de travailler dans le cadre d’un couple établi, peu importe qu’il soit marié ou non. Mais si le conjoint ou la conjointe n’est pas sensible à l’alchimie sexuelle, deux solutions s’offrent :

  1. On travaille avec des techniques solo qui n’entravent nullement la bonne marche de la vie maritale.
  2. On trouve un ou une partenaire initiatique de confiance pour travailler à la conscience unitive selon un protocole et un cadre sexuel prédéfini.

Cette deuxième option pose un problème très important et qui implique une grande responsabilité pour celui ou celle qui la choisit ; à savoir envisager une relation extra-conjugale sacrée.

Un cadre rigoureux

La pratique d’alchimie sexuelle en solo ne doit pas mettre en danger un couple préalablement constitué. Le pratiquant s’engage à respecter ses devoirs conjugaux et ne pas reprocher au(à la) conjoint(e) non participant(e) son désintérêt pour la chose.

Dans une pratique de couple institué, aucun des deux amants ne peut se prévaloir d’une quelconque supériorité, même si, bien souvent, l’un sera sans doute plus initiateur ou avisé que l’autre. Dans tous les cas, les résultats de ce travail ne doivent pas ternir les relations conjugales normales, ni les échanges sexuels conventionnels. L’alchimie sexuelle de couple est un travail à deux et doit être entrepris dans un timing nécessairement limité. Quand ce temps est terminé, les conjoints doivent retrouver leur naturel ordinaire dans la gratitude de l’un envers l’autre, quels que soient les résultats obtenus.

Si deux célibataires décident de travailler ensemble, chacun doit pouvoir retrouver sa vie personnelle entre chaque phase de travail alchimique. Ils ne sont en rien engagés amoureusement et s’interdisent toute emprise et toute revendication égoïste de l’un(e) sur l’autre, ce qui — on s’en doute — ne sera pas à la portée de tout le monde, d’où la rareté de l’opération.

Si une personne vivant en couple mais dont le/la conjoint(e) n’est pas intéressé(e) par le travail d’alchimie sexuelle, elle peut soit utiliser les pratiques en solo, soit envisager un travail avec une personne étrangère à son couple selon un protocole moral qui l’engage seule en son âme et conscience.

Dans tous les cas de figure, la rencontre doit être consentie de part et d’autre et en la pleine et entière responsabilité de chacun. En aucun cas on ne doit forcer quelqu’un à partager ce genre de situation, ni même tenter de convaincre s’il y a réticence.

Sans le naturel souverain, aucun résultat ne peut être atteint.

Être grand et responsable

On l’aura compris, ces pratiques s’adressent à des personnes ADULTES et MAJEURES, psychologiquement équilibrées, capables de maturité, d’autonomie affective et à fort potentiel de discernement.

La solution hors couple n’est à envisager que si la personne se sent particulièrement motivée pour ce travail et si, d’autre part, elle connaît quelqu’un(e) avec qui elle sent que ce serait possible. Il est indispensable qu’elle possède suffisamment de conscience et de maîtrise de soi pour faire la part des choses et gérer correctement les faits. Sinon, il est préférable de s’en tenir à des pratiques en solo.

En aucun cas, on ne devra confondre ce type de travail avec une rencontre amoureuse ou sentimentale. Si l’un des deux partenaires potentiels a quelque doute sur sa capacité à gérer émotionnellement l’échange, il vaut mieux s’abstenir que de risquer d’engendrer des perturbations familiales ou conjugales. C’est pourquoi nous avons précisé que l’alchimie de couple ne convient pas à tout le monde.

Il se peut également qu’après quelques essais infructueux, l’un des deux partenaires ressente un malaise à continuer. Il faut dans ce cas stopper immédiatement les pratiques et établir un bilan positif et bienveillant de ce qui a été partagé. Chacun conviendra objectivement du bénéfice obtenu, même sur une très courte période.

Si l’un des deux partenaires souhaite arrêter les échanges, il aura l’honnêteté de dire pourquoi et ne sera ni réprimandé ni invité à continuer contre son gré.

Contre-indications

Autre point important, l’alchimie sexuelle en couple ne doit pas être utilisée comme un moyen de justifier une sexualité débridée ou illégitime. On ne doit pas s’en servir pour multiplier les expériences sexuelles ou pour se divertir en toute impunité.

C’est une discipline sacrée qui doit être vécue comme un art, au même titre que n’importe quelle pratique d’intériorité. Chaque participant reste très concentré sur l’objectif qui est l’élargissement de la conscience jusqu’au point d’unité transcendante.

C’est donc un rite biologique très codifié et hautement responsabilisant malgré sa ressemblance, à première vue, avec une relation sexuelle conventionnelle.

En général, c’est le plaisir charnel et animal qui est recherché par les amoureux, alors que dans l’alchimie sexuelle, le plaisir n’est que le véhicule qui élève l’âme au point de jonction unitaire originel. Il y a donc encore une fois transcendance de l’énergie sexuelle et réintégration de l’être essentiel dans sa dimension verticale.

Cette opération est divinisante, alors que dans la sexualité commune, on se complait dans la conscience animale et horizontale, sans chercher jamais à la transmuter.

Prérequis

Il est vital que les deux partenaires ressentent mutuellement un désir sexuel naturel l’un pour l’autre. Cependant, l’objectif ici n’est pas de fusionner les âmes. Chacun doit garder son autonomie à ce niveau. Simplement, on utilise le rapport sexuel comme un catalyseur surpuissant pour remonter le long de l’arbre de la création. Une pratique spirituelle à part entière, que l’on partage avec un tiers qui suit le même chemin.

La sexualité a toujours été utilisée dans toutes les traditions initiatiques. Cela se comprend aisément parce que le rapport sexuel entre un homme et une femme abolit temporairement la division initiale qui éloigne de la Source. Bien sûr, ce genre d’idée sera du charabia pour la plupart des gens…

C’est pourquoi il ne faut pas être choqué par de telles pratiques — ou alors on n’a rien compris — surtout si elles sont exécutées avec conscience et dignité, parce qu’elles sont symboliquement similaires aux démarches d’oraison de tous les Saints. Le Cantiques de cantiques en témoigne, et n’est que la narration d’un accouplement qui conduit vers le Ciel. Le moine ou la moniale cherchent réellement à ce que s’opère le mariage mystique dont il est question. Ce qui est en haut est comme (ou devrait l’être !) ce qui est en bas…

Qu’est-ce que l’extase si ce n’est un orgasme sublimé ?

Dernière chose : les personnes présentant des troubles psychologiques sexuels liés à des maltraitances existentielles (viol, inceste, phobie…), ou des pathologies physiques, ne sont pas habilitées à pratiquer en couple tant que ces blocages demeurent. Il est important également d’avoir — ou d’avoir eu — une expérience régulière de la sexualité ordinaire avant de se lancer dans une quelconque alchimie interne. C’est pourquoi ces pratiques ne sont pas recommandées aux jeunes gens, qui doivent d’abord avoir connu le monde pour pouvoir prétendre un jour le quitter.

Quoi qu’il en soit, il est évident que le(la) postulant(e) à la pratique de l’alchimie sexuelle soit à la base une personne libre et ouverte d’esprit, naturellement portée sur la chose, et que ce fait soit entièrement assumé sans la moindre culpabilité ni jugement de valeur négatif.

Une sainteté sexuelle, est-ce possible?

On pourrait se demander pourquoi utiliser un rapport sexuel dans la mesure où, d’une part les Pères du christianisme ont toujours prôné la chasteté ou la fidélité conjugale, et d’autre part, parce que les pratiques en solo peuvent suffire?

La première question est facilement résolue. La chasteté n’a jamais été utilisée comme une démarche morale, tout au moins au début. En réalité, l’abstinence exacerbe l’énergie sexuelle et lui donne un relief particulier qui va multiplier les effets de l’oraison. La prière permet donc de réorienter cette énergie vers le haut en la transmutant. On dédie alors la pulsion reproductrice au divin par une métaphysique du mariage. L’âme du moine s’unit au Verbe par un accouplement sublimé. Il se produit une transmutation. Si le moine applique une voie traditionnelle et a la chance d’avoir à ses côtés un maître compétent, il traversera les difficultés liées à l’abstinence sans trop de mal. Aujourd’hui, ces conditions sont rares et c’est pourquoi la plupart des religieux sont frustrés et malheureux, pour la bonne raison qu’ils n’ont pas compris — ou qu’on ne leur a pas expliqué — l’enjeu du travail spirituel.

A la deuxième question, on peut répondre que l’alchimie sexuelle de couple est une forme de prédestination. Il y a des gens qui sont faits pour ça plus que d’autres. Dans ce cas, l’utilisation du rapport sexuel permet de reproduire l’état pré-adamique de l’androgynat mieux que toute autre pratique solitaire. Cette remarque n’est valable que pour un certain type de personnes. Elles le savent au fond d’elles-mêmes tout simplement comme un appel évident.

Il ne faut donc rien forcer ni essayer de convaincre. Si une possibilité existe, les deux partenaires se trouveront et se reconnaîtront tout naturellement par attirance réciproque.

Il arrive parfois que l’un des deux ne reconnaisse pas le même attrait. Il ne faut pas insister alors et retourner à des pratiques solitaires en attendant une meilleure rencontre. Là aussi, une recherche compulsive du partenaire conduit à l’échec et à la désillusion. On ne peut « vouloir » pratiquer l’alchimie de couple. Cela arrive ou non…

Comment fait-on?

Le processus alchimique est relativement simple en théorie, mais difficile en pratique. Il consiste en deux étapes :

  1. La première est de parvenir à réveiller l’animal (et non la bête — comprenne qui pourra…) au point que le mental humain soit déconnecté. Plus la relation sexuelle sera pure et non parasitée par l’intellect, et plus l’énergie sera libre de circuler. Ce qui implique pour beaucoup une mise à distance des croyances alimentées par la culture pornographique présente dans l’immense majorité des médias.
  2. La deuxième est d’orienter ensuite le dragon sexuel vers le haut, ce qu’il ne fait pas naturellement si on ne l’y invite pas.

La plupart des gens faisant l’amour se contentent de vivre plus ou moins adroitement la première partie. Le côté « animal » faisant très peur, le mental prend souvent le pas sur la fluidité d’un échange naturel, et c’est pourquoi la sexualité ordinaire est médiocre en termes de plaisir. Dans ce contexte, il n’y pas véritablement d’échange entre les êtres, mais une simple consommation de chair mêlée aux pensées contradictoires issues de l’éducation ou de la morale du moment, et qui empêchent l’énergie de circuler correctement.

Première étape : libération

En pratique de couple, on va d’abord s’entraîner à libérer sa libido par toutes sortes de moyens : jeux, exploration, lâcher-prise… Cette étape préliminaire est nécessaire, car il est impensable d’essayer de faire monter une énergie polluée vers le haut sans occasionner de dégâts en cours de route. L’énergie sexuelle des animaux est pure et sans pensée. Le couple alchimique doit tendre vers la même qualité naturelle, ce qui implique d’abandonner certains tabous ou certaines pudeurs.

A ce stade, on va donc travailler à élaborer une forme de complicité, ce qui ne devrait pas être très difficile si le couple est réellement assorti. L’utilisation d’accessoires ou de décors peut faciliter les choses. Certaines musiques tribales aident parfois à réveiller la part animale. Des parfums et des ambiances rituelles accentuent aussi le développement de l’énergie. Jadis, certaines substances aphrodisiaques pouvaient être utilisées, mais la réglementation de notre pays interdisant l’usage de tels produits, nous n’en parlerons pas. Si des tenues vestimentaires suggestives sont éventuellement souhaitées, on évitera néanmoins les déguisements pornographiques qui transforment la femme en objet et encouragent les fantasmes infantiles primaires. En effet, le désir est porté sur la part naturelle de l’énergie sexuelle. Il faudra y veiller.

Dans cette même phase, on ne va pas chercher la performance, mais l’intensité. Il ne s’agit pas d’une partie de jambes en l’air où l’on va montrer ce que l’on sait faire, ni d’une démonstration de kamasutra, mais d’un acte sexuel spontané le plus pur possible. Ce n’est pas non plus du tantrisme au sens actuel du terme, où l’on mêle trop souvent du sentimentalisme raffiné avec de l’érotisme oriental coloré. Quand il ne s’agit pas d’une sur-ritualisation qui va cérébraliser l’acte et lui faire perdre sa spontanéité.

Dans notre voie, nous ne cherchons pas d’exotisme mystico-érotique, mais l’énergie radicale de la vie. Celle-ci s’exprimera d’autant mieux que l’acte aura lieu dans des conditions simples et naturelles.

Deuxième étape : envol

Quand la première étape est intégrée et que les amants sont à l’aise l’un avec l’autre, la transmutation peut commencer.

Une erreur fréquente consiste à vouloir absolument acheminer l’énergie le long de la colonne vertébrale. Dans la réalité, cette image n’est qu’une allégorie pédagogique. Des phénomènes énergétiques peuvent effectivement être ressentis dans cette région du corps, mais le véritable travail alchimique se déroule autrement.

Lorsque les partenaires sentent que l’état de pureté sexuelle est atteint, ils doivent alors se concentrer sur la divinité et faire voler l’aigle. Le mental s’arrête et le plaisir ascensionne alors, mais pas au sens géographique du terme. Il se produit plutôt une sorte de basculement métaphysique, que les partenaires sentiront comme une abolition de tous les repères sensoriels connus jusqu’ici.

S’ils ont la chance de le vivre ensemble (ce qui n’est pas une obligation), ils contempleront le jardin d’Eden comme au temps du commencement, avant qu’Adam et Eve ne fussent séparés.

Faire voler l’aigle ne procède pas d’une décision, mais d’un phénomène céleste. C’est la pensée vers Dieu qui provoque une aimantation étrange et qui aspire littéralement l’âme vers la Source. Il n’y a donc pas de technique à proprement parler dans cette voie de couple, ni de mantra, ni d’exercices de souffle, ni rien qui soit organisable au préalable, mais un travail d’épurement de l’énergie, qui sera rendu possible par une mise à disposition de soi, entière et franche, un don véritable.

C’est lui, ce don, le maître qui conditionne ce qui se produit. Les partenaires doivent lui obéir. La seule condition déterminant l’ascension est que l’énergie sexuelle soit pure, c’est-à-dire parfaitement animale, rigoureusement naturelle, ce qui est quelque chose de difficile à expliquer, et plus encore à reproduire à chaque fois.

Une rose pleine d’épines

Disons-le clairement, ce projet est ambitieux, car il est très difficile de trouver l’autre moitié de l’orange. Beaucoup d’éléments s’opposent à la mise en oeuvre d’une telle alchimie :

  • on peut être déjà en couple, la plupart du temps avec une personne qui n’est pas du tout versée en la matière (ce qui n’empêche nullement que ce couple soit fonctionnel sur le plan horizontal — ne mélangeons pas tout…)
  • on peut se tromper de personne,
  • la moitié d’orange peut vivre assez loin, voire dans un autre pays (cas fréquent qui oblige à de tels efforts que la démarche peut s’épuiser),
  • certains tabous sociaux et intimes ou de puissants scrupules peuvent s’opposer au fait de devoir envisager une relation extra-conjugale sacrée, quand bien même celle-ci serait évidente,
  • bien peu de gens sont capables de maitriser leur sentiment amoureux et le désir de possessivité qui va avec,
  • le maitre de ce monde fera tout pour mettre de puissants bâtons dans les roues des amants divins.

Comment se reconnaitre?

L’amour, le vrai, celui qui n’impose rien, est une force magnétique. On lit souvent que si les êtres sont destinés à se rencontrer, cela se produira. Malheureusement, cette croyance issue du newage est fausse. Les forces qui scellent les unions matrimoniales n’ont, en général, absolument rien à voir avec la passion amoureuse. Elles obéissent plutôt à des contraintes psychiques pilotées par les inconscients familiaux, lesquels contrôlent à notre insu la pérennité de l’espèce et les intérêts étroits que défendent les lignées sanguines ; au même titre que le faisaient les anciens en préservant les terres, les titres et les pouvoirs conférés aux descendants.

Le choix du mariage amoureux est donc historiquement très récent, et il est étonnant que bien peu de gens de nos jours en aient conscience.

Quoi qu’il en soit, la moitié d’orange ne sera pas forcément votre parfait reflet, voire jamais ! Bien au contraire, il est très possible, qu’elle soit parfaitement étrangère à vos valeurs, votre niveau socio-professionnel, votre âge, ou encore votre quotient intellectuel. Beaucoup font l’erreur de rechercher une moitié d’orange qui leur ressemble en tous points, un double qui s’emboiterait parfaitement dans leur réalité.

Grosse erreur ! Le(la) partenaire sexuel(le) alchimique peut tout à fait venir d’une autre planète, être pauvre et vous riche, être très cultivé(e) et vous sans diplôme, aimer le hard rock et vous le tango, voter à droite et vous à gauche…

Ces inclinations personnelles sont éphémères et secondaires. La seule chose qui compte, c’est qu’en sa présence et elle la vôtre, vous n’ayez tous deux qu’une idée, c’est de faire l’amour. Un désir indicible de se mélanger, peu importe que vous ayez inventé ou non le fil à couper le beurre.

La deuxième condition, c’est de vouloir voir Dieu et d’être attiré(e) (sans forcément être capable de l’expliquer) par l’alchimie sexuelle…

Ne tournez pas autour du pot

On me demande souvent : comment me déclarer vis-à-vis d’une personne avec laquelle j’aimerais pratiquer l’alchimie sexuelle?

Ce n’est pas compliqué. Dites-le lui clairement ! Dites-lui que vous avez le sentiment qu’un travail d’alchimie sexuelle serait possible avec elle, et que vous souhaiteriez en parler ensemble…

Croyez-moi, si la personne se fâche, s’offusque, se moque, ou vous fait savoir que vous ne manquez pas d’air et qu’il va falloir trouver autre chose pour qu’elle accepte de coucher avec vous, c’est que vous avez fait fausse route et que vous avez pris vos désirs pour des réalités.

Par contre, si c’est la bonne personne, elle sera intriguée, vous posera des questions, et finira par vous avouer que ce sujet l’intéresse elle-aussi depuis longtemps, ou tout autre attitude bienveillante. Je vous l’ai dit, les choses doivent se dérouler naturellement, et les véritables difficultés ne viendront pas d’une quelconque fermeture psychologique, mais des contingences sociales et environnementales dans lesquelles chacun évolue au moment de la rencontre.

Une autre approche possible : faite-lui lire cet article et voyez comment elle réagit !

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