Les alchimistes et l’antimatière…

formations

Autrefois, on pensait que l’Univers était constitué de corps célestes, astres et galaxies et que tout ce petit monde évoluait dans le grand vide sidéral. Depuis, les choses ont bien changé, car la théorie de l’antimatière a remplacé celle du vide. L’Univers serait donc plein, mais plein de quoi? La réponse des alchimistes est formelle : l’univers manifesté est une masse lumineuse à double face. L’une est visible à nos sens, et l’autre est constituée de matière noire ; un envers du décor qui a peut-être quelque chose à voir avec la Pierre philosophale et les pratiques du laboratoire optique…

L’alchimie des rayons

Depuis les publications du CFIO, l’usage de la lumière soli-lunaire dans le processus du Grand-Œuvre alchimique n’est plus un secret pour personne. Comme je l’ai largement démontré, la lumière est donc bien l’agent principal (le soufre philosophique) des opérations de laboratoire conduisant à la Pierre philosophale.

Comme il a été décrit dans l’encyclopédie d’alchimie soli-lunaire du CFIO, de très nombreuses voies conduisent à ce résultat. Elles utilisent toutes des appareillages optiques plus ou moins complexes, permettant de focaliser la lumière sur une matière et vue de l’emprisonner et de lui permettre de passer d’un état subtil et intangible à un état solide et durable. Pour employer une métaphore, l’idée est de tenter de congeler du feu et de lui donner une forme saline. C’est la définition la plus simple de la Pierre des philosophes.

Un monde relié

Les alchimistes ont toujours défendu la thèse que l’univers est une masse indistincte de lumière et que les corps célestes, ainsi que toutes les choses concrètes visibles, ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Un décor superficiel qui masque une réalité autrement plus colossale, mais dont l’existence ne se dévoile qu’à ceux qui ont appris à regarder l’univers avec une autre paire de lunettes.

Cette comparaison n’est pas du tout fortuite, car la Tradition hermétique regorge de connaissances secrètes faisant intervenir des procédés optiques visant à soulever le voile des apparences (voile d’Isis) et ainsi regarder de l’autre côté du miroir.

La plupart des contes traditionnels (Alice au pays des merveilles) parlent de ces passages discrets permettant de voyager et de scruter d’autres réalités entre les mondes, et dont l’accès dépend d’une sagesse millénaire que la science est en train de redécouvrir avec stupéfaction.

Le télescope de Santilli

Le professeur de physique nucléaire Ruggero Santilli, fondateur du groupe de recherche Thunder Energies Corp. a mis au point un télescope très particulier, en ce sens qu’au lieu d’utiliser des lentilles convexes à l’instar des appareillages optiques de Galilée, ce sont des lentilles concaves qui sont embarquées dans sa machine. Résultat, l’astronome ne capte plus la lumière classique, mais l’antimatière de l’univers, révélant de la sorte la présence tout autour de nous d’entités (c’est du moins ainsi que le Pr. Santilli les appelle) invisibles à l’oeil nu.

“C’est une découverte passionnante. Nous ne savons pas ce que sont ces entités ; elles sont totalement invisibles à nos yeux, nos jumelles ou les télescopes Galileo traditionnels, mais ces objets sont complètement visibles par les caméras attachées à notre télescope Santilli “

Santilli utilise une lentille concave et non convexe.

Le télescope de Zoroastre

A plusieurs reprises, j’ai indiqué dans mes formations que l’optique a toujours constitué l’une des clés majeures (si ce n’est la principale) de l’alchimie opératoire. De Irène Hillel-Erlanger et son Voyage en kaléidoscope, au Télescope de Zoroastre du Baron de Nerciat, en passant par le Testament des adeptes du neuvième degré, tous ont parlé à demi-mot d’une possibilité de travailler avec l’antimatière révélée par Santilli, et pour ainsi, dire de voir, par des artifices technologiques inconnus, les coulisses du monde (peuplé) qui nous entoure.

C’est pourquoi il est indiscutable que les alchimistes furent toujours de grands curieux de la Nature et des Maitres de ses portes secrètes. L’alchimie ne s’est jamais limitée à la métallurgie ni aux opérations du laboratoire classique. Elle est la Science des sciences et s’affaire tout aussi bien à l’exploration de l’espace-temps relatif, qu’aux possibilités de maniement des forces de l’univers, ce qu’on appelle vulgairement aujourd’hui la magie.

Un renversement radical

Au sens hermétique du terme, la magie relève donc d’une connaissance particulière du monde, et ne devient possible que lorsqu’il est acquis que ce monde est plein et non vide.

Capter la lumière et lui permettre de prendre une forme solide, c’est-à-dire passer du subtil à l’épais selon les alchimistes, revient à faire passer cette même lumière dans un filtre quantique qui va la retourner comme un gant. Même si l’idée est séduisante, il ne s’agit pas seulement de faire entrer des photons dans un métal et de les y emprisonner, mais plutôt de leur faire subir une mutation fondamentale, donc une transmutation.

Nous trouvons une schématisation ingénieuse de cette puissante idée dans le Mutus Liber, livre alchimique très connu, et qui n’est pas si muet qu’il en a l’air, si l’on regarde attentivement de quelle façon les protagonistes de la planche ci-dessous tordent le linge imbibé de la rosée céleste, qui au passage a toujours symbolisé la lumière dans les écrits des Anciens ; comme en atteste clairement d’ailleurs les rais soli-lunaires en fond d’image.

Mutus Liber (Livre muet)

Ainsi, au risque de décevoir, il faut souligner que, dans le contexte qui nous occupe, la récolte de la rosée printanière n’est qu’une allégorie, et qu’elle ne constitue en rien un élément indispensable au Grand-Œuvre solaire, même si cette eau très particulière est fort utile dans la fabrication de certains élixirs alchimiques, et notamment dans la voie végétale.

Les clés de la talismanie solaire

L’art talismanique et pantaculaire a toujours fait partie du bagage hermétique entourant la haute-magie. Les alchimistes ont souvent utilisé de tels sceaux dans leurs pratiques oratoires, s’aidant ainsi des intelligences occultes de l’Univers dans le cadre de leurs rites théurgiques. J’ai enseigné ce sujet dans le tome 1 de mon cours de haute-magie.

Cependant, force est de constater que les grigris, pantacles, talismans et autres amulettes ne sont pas toujours aussi efficaces qu’on le voudrait. La raison en est fort simple. La clé d’activation des graphiques magiques n’a jamais été enseignée par écrit, mais uniquement par voie orale.

De fait, la plupart des grimoires contiennent bien les figures et les sceaux des entités concernées, qu’il s’agisse d’anges, d’archanges, de démons ou d’esprits élémentaires et planétaires, mais aucun d’eux ne décrit exactement de quelle manière il convient de consacrer ces symboles magiques afin de les rendre agissants.

Ainsi, reproduire les pantacles et talismans sur un support parcheminé et prononcer dessus quelques incantations occultes, ne suffit pas à déclencher les effets magiques attendus. Pourquoi? Tout simplement parce qu’il manque à cette formule incomplète un ingrédient fondamental qui, vous l’aurez deviné, n’est autre que la lumière !

Pierres alchimiques et pierres de chance

L’une des utilisations possibles de la matière noire, selon les modalités optiques, est la fabrication de pierres de chances.

Ici, l’idée n’est pas de réaliser une pierre philosophale, mais d’utiliser la science sacrée de l’alchimie pour fabriquer des pierres occultes agissant dans tous les domaines de la vie.

Cette connaissance constitue le véritable Art pantaculaire et talismanique des Anciens, que je vous propose de découvrir prochainement dans une nouvelle formation en vidéo.

consultation

Et qu'on se le dise par Toutatis !