Le pouvoir alchimique du chapelet

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Relégué dans la catégorie des reliques religieuses sans intérêt, le chapelet de perles qu’égrainaient autrefois nos grand-mères est pourtant un outil de transformation alchimique sans égal.  C’est encore une fois à l’ignorance agnostique et à la laïcité dévorante que l’on doit d’avoir presque entièrement oublié les vertus puissantes de cet objet rituel.  Nous allons donc rendre à César ce qui lui appartient en rétablissant la vérité transcendante de la pratique du Rosaire telle qu’elle fut toujours appliquée par les mystiques et adeptes des temps passés.

Que la musique commence !

Eh oui ! Le chapelet n’est pas un joli collier pour les Bonnes soeurs, mais un instrument de musique sacrée. Les chamans ont leurs tambours, les bouddhistes leurs cloches, et nous, nous avons le chapelet. Certes, ce n’est pas un instrument qui produit des sons, mais son usage est aussi rythmé qu’une partition de musique.

C’est en effet sur le rythme qu’est construit le chapelet, qui totalise 55 grains répartis en cinq parties de 10 perles, plus 4 perles de démarrage (ou 5 selon les modèles). Lorsque ces perles sont égrenées selon un rythme invocatoire précis, un phénomène occulte est déclenché qui aura des effets heureux sur votre évolution spirituelle. (Je n’entre pas ici dans le détail des rythmes ésotériques qui sont largement traités dans le séminaire d’ésotérisme chrétien du CFIO)

Préparer le mercure philosophique

Vous l’aurez deviné, la pratique du chapelet s’inscrit dans la lignée des opérations d’alchimies dites internes. Ce qui signifie que la materia prima de l’oeuvre, c’est vous, ou plus exactement votre âme.

Dans cette voie, on considère que l’âme est un mercure qui va devoir être suffisamment purifié avant de recevoir l’empreinte du soufre divin. Ce mercure sera bombardé de quelques rayons mystérieux qui vont le préparer comme une pâte à pain avant le ferment.

Dans la tradition ésotérique chrétienne, l’énergie divine capable de réaliser ce travail n’est autre que la Vierge Marie. Non pas celle des icônes de la rue du Bac, rivalisant de niaiserie, mais celle tout éthérée, des temps du commencement. J’ai nommé la Lumière.

C’est ainsi que les « Je vous salue Marie », qui scandent inlassablement la récitation du chapelet, n’ont d’autre but que d’agir sur votre âme afin d’y insuffler l’Esprit (ou lumière).

Le Dieu fait chair

Comme pour toute génération dans la Nature, il convient de féconder l’oeuf pour espérer qu’il en sorte un enfant. Dans la vie mystique, c’est la même chose. La pierre philosophale de l’oeuvre interne, c’est l’âme d’une personne qui a accouché d’un petit soleil après avoir été ensemencée par l’Esprit de Dieu.

Et ce petit soleil, savez-vous comment il s’appelle ? Jésus, tout simplement.

Vous avez bien lu. Le résultat du labeur hermétique ou Chrysopée, vu sous l’angle de la gnose chrétienne, c’est la naissance d’un germe spirituel autonome dans la conscience du mystique qui, au moment de la phase alchimique appelée multiplication, prendra toute la place dans la conscience de l’adepte et terminera le ministère du Christ.

Dans les mystères du Rosaire, la préparation de l’âme a lieu au moment du « Notre Père ». C’est à cet instant précis de la symphonie musicale des sphères, que le soufre céleste descend sur l’âme et la transmute.

La répétition quotidienne de cette opération influera en profondeur sur la nature de l’âme qui se verra progressivement glorifiée.

Les mystères du Christ

Conformément à la tradition des premiers Pères de l’Église, les mystères chrétiens enseignés au catéchisme ne sont pas les faits historiques de la vie de Jésus, mais le descriptif chronologique de la formation du corps de gloire dans la conscience de l’adepte.

L’analyse et l’étude de ces étapes permettent au gnostique éclairé de retrouver son chemin dans les méandres de la vie initiatique. Les mystères deviennent sous cet angle une cartographie du cheminement hermétique. Ils décrivent les moments phares de l’éveil christique, de la formation de l’embryon jusqu’à l’éclosion du corps de gloire définitif.

La pratique du Rosaire offre donc à la fois la possibilité de méditer les mystères chrétiens porteurs d’enseignements initiatiques de haute portée, et en même temps de réaliser le travail de glorification qu’ils évoquent, par la simple prononciation rythmée des noms divins qui sont, pour notre tradition occidentale, Marie et Jésus.

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Et qu'on se le dise par Toutatis !