Le point sur la transmutation des métaux

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Pour le public, la transmutation des métaux est certainement le sujet alchimique le plus passionnant qui soit. Malheureusement,  cette idée dominante de pouvoir changer le plomb en or a étouffé les autres aspects essentiels de l’hermétisme. Au-delà des obsessions mercantiles et des partis pris scientifiques tenaces, découvrez la vision des vieux alchimistes…

Une autre vision de la Nature

Pour comprendre le problème de la transmutation, il faut accepter de changer sa vision de la Nature. Pour les alchimistes, la nature n’est pas cet ensemble monstrueux de molécules et d’éléments chimiques complexes décrit par la science moderne. Ils ont une vision unitaire (et non désuète) du monde qui simplifie considérablement les rapports qu’entretiennent les éléments naturels entre eux.

Une matière originelle

Les métaux vus par l’hermétisme ne sont pas des éléments distincts que l’on peut ranger dans une des cases de la fameuse table de classification chimique de Mendeleïev. Les alchimistes considèrent qu’il n’existe qu’une seule matière originelle à l’origine de tout ce qui existe dans le monde manifesté.

Ainsi, un fils d’Hermès ne vous dira jamais : « voici de l’or et voici du plomb » ; il vous dira : « voici une seule et unique chose qui a évolué dans deux directions différentes ».

Abracadabra ?

Amener un métal vil au degré de perfection de l’or n’est pas de la magie. C’est malheureusement ainsi que l’on considère la transmutation des métaux dans les milieux scientifiques autorisés. Sous prétexte que la vision hermétique de la Nature n’est pas conforme aux théories de la physique « cartésio-newtoniène » (quoique Newton fut en secret un alchimiste convaincu…), on relègue l’alchimie des métaux au rang des superstitions.

En réalité, la transmutation procède d’une mécanique naturelle et métaphysique très éloignée de la pensée moderne. C’est pour cette raison que celle-ci a du mal à comprendre ce qui est en réalité très simple, mais demanderait une remise en question sévère que l’on n’est pas prêt à fournir la plupart du temps.

La tête dans un étau

Aujourd’hui, le procédé scientifique consistant à transmuter des particules infimes de plomb en or existe. On le réalise dans des accélérateurs de particules complexes et onéreux. De plus, les résultats de ces opérations concernent des quantités microscopiques. Ce qui n’est pas le cas des alchimistes, capables de travailler sur des masses métalliques véritablement pondérales.

Les procédés scientifiques modernes sont de type agressif. Ils agissent par bombardements systématiques et obtiennent leurs résultats en forçant les environnements chimiques à se mélanger sous l’effet de pressions considérables et peu naturelles. Le scientifique ne conçoit donc ses recherches que sous l’angle de la domination et de la contrainte.

De l’information

Un alchimiste travaille autrement. Il est l’ami de la Nature et ne fait rien qui ne soit pas conforme à l’ordre naturel de l’univers. Il établit des rapports harmonieux entre les matières qu’il assemble, car il connait leur signature. Ainsi, les éléments des opérations alchimiques sont toujours en accordance naturelle. Il est question d’aider un élément à évoluer dans un environnement favorable, sans l’y contraindre.

L’alchimiste permet donc à son métal impur de poursuivre un chemin d’évolution vers des niveaux supérieurs tels que l’or, précisément en y infusant de l’information. Cette information n’est autre que la pierre philosophale au contact de laquelle du plomb par exemple, sera guidé l’état métallique le plus parfait, qui est l’or.

La transmutation n’est donc ni plus ni moins qu’une transmission d’informations d’un élément vers un autre, du plus évolué vers le moins évolué.

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