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Le Corps de Gloire, véritable enjeu du christianisme des origines…

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De nos jours, le christianisme a mauvaise presse. Mais de quel christianisme parle-t-on exactement? Celui des médias toujours avides de scandales sexuels, celui des intégristes prônant la messe en latin, celui de Rome ou de Constantinople, celui des bigots de la rue du Bac, celui des églises évangélistes américaines, celui des channels du newage?… Où est donc passé le Corps de Gloire du christianisme des origines?…

Le temps crée la religion

Comme c’est souvent le cas avec les vieilles traditions spirituelles, le temps finit toujours par transformer les choses en leur contraire. À cause des rouages compliqués de la politique, le christianisme des débuts est devenu une religion d’État dès le 4e siècle de notre ère.

On a constaté la même déviation avec le bouddhisme et certaines autres méthodes de transcendantalités orientales. C’est inéluctable. Si vous demandez aujourd’hui à un chrétien catholique ou protestant ce qu’était le christianisme des commencements, il vous racontera ce qui est écrit dans les livres. Que les premiers chrétiens furent des martyrs regroupés en minorités, et qu’ils furent persécutés jusqu’à ce que leur religion fût reconnue.

C’est entièrement faux. Tout ceci a été inventé pour nourrir la culpabilité des fidèles durant de nombreux siècles, et créer des modèles de piété capables d’assujettir les masses et de les contrôler.

Fidèles ou initiés ?

Il n’y a jamais eu de fidèles au sens d’une personne qui est touchée par je ne sais quelle révélation mythique liée à un personnage emblématique et dont le message séduit par sa pertinence. Les premiers chrétiens étaient tout sauf des débutants. Ils approchaient les gnostiques après bien des péripéties spirituelles, car il était, comme aujourd’hui d’ailleurs, difficile de trouver la Voie parmi toutes les sollicitations trompeuses du monde des apparences.

Les premiers chrétiens étaient donc des initiés à la recherche de l’immortalité de l’âme prônée par la plupart des traditions spirituelles authentiques.

L’ordre des chrétiens

Il n’a jamais été question pour Jésus de constituer une religion globaliste, mais de coopter parmi ses contemporains ceux qui étaient capables de passer les épreuves de l’initiation solaire.

C’est en partie pour cette raison que les ordres chrétiens du moyen âge, ainsi que certaines confréries monastiques, furent institués en groupements semi-fermés ; une part pour la façade, et l’autre pour le travail interne qui ne concerne qu’une toute petite minorité de gens.

La connaissance secrète du Corps de Gloire

Le christianisme des origines est une gnose au sens antique du terme. C’est-à-dire une doctrine spirituelle dont la lecture est permise à tous, mais dont les fondements profonds sont réservés à ceux qui ont une capacité cognitive suffisante, et probablement des connaissances préalables en philosophie et mystique opérative.

Il y a donc dans le christianisme tout ce qui est nécessaire à l’homme de culture occidentale pour atteindre les sommets de l’initiation spirituelle. Et ce sommet n’est autre que la réalisation du corps de gloire ou corps d’immortalité, dont la fonction est de vaincre la mort ou extinction finale de l’âme au moment du trépas.

C’est ce que Saint-Jean appelle plus précisément la seconde mort, sur laquelle nous aurons à revenir…

On se demande bien en quoi la religion chrétienne, telle qu’elle est devenue aujourd’hui, a encore quelque chose à voir avec ce projet ultime, si ce n’est dans la promesse niaise de l’accession à un vague paradis céleste, accordé pour bonne conduite.

Une fable qui rassure

C’est en cela que la fable religieuse joue son rôle pour endormir les enfants de Dieu depuis la nuit des temps. Cette même fable qui donne espoir aux faibles, mais les condamne en outre à la fin irrévocable, destinée tragique de ceux qui n’ont pas d’oreilles pour entendre

Le chrétien des origines n’est pas un croyant. Il ne croit en rien. Ni en Jésus-Christ ni en l’Église. Il a seulement vécu une expérience métaphysique rude et mature qui lui a permis de voir en quoi consiste la condition existentielle. En quoi consiste le Réel. Tout comme le Bouddha, il a regardé la mort en face, comme les pseudo martyrs de la tradition religieuse populaire, qui ne sont autre qu’une allégorie du processus  eschatologique décrit ici de façon tragique pour la multitude.

La mort nous dévore comme les lions du cirque de la Divine Comédie, mais ceux qui ont atteint la Gloire céleste, rient d’être dépecés. Ils renaîtront sur un autre plan, rassemblés à nouveau comme l’Osiris de la vieille tradition du Nil.

Ils échapperont à la mort, la seconde, celle de l’âme qui suit celle du corps, dont quasiment personne ne parle aujourd’hui, et pour cause…

Quel est ce plan de renaissance? Où se trouve-t-il et comment y accéder? Des réponses, peut-être, derrière ce clic…

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