D’où vient la vocation spirituelle?

Chaque année, des centaines de personnes se découvrent une passion soudaine pour la spiritualité. Est-ce une simple réaction face à la désillusion du monde moderne, ou bien la réponse positive à une mode croissante? La Tradition occidentale détient une autre réponse, bien moins connue…

Qui est aux commandes?

Première mise au point. La vie spirituelle est rarement un choix personnel. Il s’agit plutôt d’un phénomène inverse. On est choisi ou saisi par quelque chose d’inattendu et de surnaturel.  Quand on les interroge sur leur vocation monastique, les religieux sont formels, ils n’y avaient jamais pensé avant de se sentir appelés, et pour certains d’entre eux, littéralement enlevés.

L’ego n’a rien à gagner durablement dans le travail spirituel car il va être obligé de diminuer et de céder la place à quelque chose de plus grand que lui. C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreuses personnes ne persisteront pas dans l’effort spirituel, précisément lorsqu’elles prendront conscience du véritable enjeu de ce travail.

La place du choix

Nous faisons partie d’un grand Tout qui possède ses propres mécanismes de fonctionnement. Ses propres lois. Seul le moi ou ego a l’illusion de croire qu’il en est autrement. Seul l’ego pense qu’il est entièrement acteur de son devenir, de ses idées et de ses choix. D’ailleurs, au début de la vie spirituelle, on a l’impression qu’on travaille pour soi. « Je me développe spirituellement » est non-sens métaphysique qui va devoir mûrir et trouver sa limite avec le temps…

Dans l’invisible, au delà des sens et des formes, une trame occulte tire les ficelles de la destinée des hommes et les oriente selon des perspectives qui nous échappent complètement. Cette notion est très douloureuse pour la plupart des gens en Occident. C’est un non-déterminisme qui irrite, car il est profondément éloigné de la culture progressiste et individualiste des pays industrialisés. 

Le règne de l’humilité

Pourtant, dans la réalité concrète du travail spirituel, on va devoir abandonner un certain nombre d’idées et de fausses valeurs. L’amour propre va en prendre un coup. Cet orgueil mal situé qui pousse l’homme à se sentir spécial quand il entame une voie spirituelle, va devoir rabaisser son caquet devant l’inconnaissable.

C’est le début de l’humilité et de la crainte de Dieu, si chère aux mystiques chrétiens.

L’homme relié se met à genoux devant la majesté universelle, non qu’il est humilié ou battu par un adversaire supérieur en force, mais parce qu’il s’incline devant ses erreurs de jugement. Il croyait servir une cause personnelle là où l’oubli de soi l’emporte.

Il se croyait habile et intelligent. Il lui est demandé de se taire et de laisser-faire.

La lignée familiale

Deuxième mise au point. Une vieille tradition hermétique affirme que nous ne sommes pas les seuls protagonistes du travail spirituel. Il existe en nous une myriade d’initiés ancestraux qui participent, bien à notre insu, au développement de ce qu’on pourrait appeler l’entité familiale.

Ce qui signifie en clair que la personne (ou persona selon Jung) n’est pas la seule concerné par les bénéfices du travail spirituel. Ceux-ci incombent également à tous les maillons de la chaîne familiale. C’est toute la lignée qui parvient au terme de la glorification divine et non, comme on le croit, un seul élément du groupe.

Cette information cruciale nous renseigne sur l’origine quelquefois subite de la vocation spirituelle. Apparemment surgi de nulle-part, elle n’est en fait que l’écho d’une pression qui s’exerce du dedans et dont la nature est purement ancestrale.

Nous continuons donc uniquement le travail de nos ancêtres au service d’une lignée généalogique qui s’appuie elle-même sur des lois métaphysiques globalistes où l’importance de l’individu compte très peu par rapport à l’ensemble.   

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