Comprendre la pierre philosophale - cfio.fr

Comprendre le processus de la Pierre Philosophale en 5 minutes Top Chrono!

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Ce qui est assez étrange avec l’alchimie, c’est la manière dont on a réussi à compliquer ce qui ne l’est absolument pas. L’aspect volumineux des livres hermétiques laisse à penser que faire la pierre philosophale relève d’une science considérable. Pourtant les vieux adeptes nous préviennent qu’il faut rester simple. Preuve par A plus B…

Des livres de démens

Quiconque a déjà essayé de lire un livre d’alchimie s’est heurté à un inextricable enchevêtrement de symboles et de paraboles indéchiffrables. On n’y comprend rien dès les premières lignes. Le lecteur est plongé dans un labyrinthe mental très inhabituel où les contradictions, les mythes et les redondances fusent en tous sens et fatiguent son intelligence.

D’aucuns prétendent que cela est voulu, car ils ne savent pas justifier autrement leur propre ignorance. En réalité, les livres d’alchimie sont très clairs pour celui qui en possède la clé de lecture. Celle-ci n’est autre qu’une bonne compréhension des principes alchimiques, on ne le répètera jamais assez.

Et de fait, l’un d’entre ces principes est fondamental. Il s’agit de comprendre par quel processus universel on peut réaliser la pierre philosophale, toutes voies confondues.

Un processus immuable

Au risque de choquer les intellectuels avertis et autres « docteurs » es science, je vais vous démontrer que la fabrication de la pierre philosophale est aussi simple que le fait de recharger une batterie.

Quelle que soit la matière dont vous vous y prenez, que ce soit dans le règne végétal, minéral ou animal, il s’agit toujours du même principe : fixer le volatil.

Ici, le volatil c’est ce que les alchimistes appellent l’esprit universel, c’est-a-dire en langage hermétique, le principe directeur (l’Un), à l’origine de tout ce qui existe. On pourrait l’appeler vie ou lumière. Certains préfèrent dire carrément Dieu...

Peu importe le nom que vous lui donnerez, son symbole alchimique est le Soufre en analogie avec le caractère très prononcé du soufre minéral, dont l’odeur et la couleur imprègnent tout ce qu’il touche. Symboliquement, c’est donc lui ce « Soufre » alchimique qui anime la matière inerte et donne vie et croissance à l’ensemble de la Nature. Il est partout autour de nous, à toutes les époques. Hermès dit dans la Table d’Émeraude que le vent l’a porté dans son ventre.

C’est exact ! Et voilà pourquoi on le trouve dans la lumière, dans l’air, dans l’eau, dans le sang des animaux, et par extension, dans toutes les choses vivantes de ce monde.

Capturer l’ « Esprit »

Vous l’aurez compris, à la base de la pierre philosophale, il y a donc cet Esprit qui est comme une sorte de coffre au trésor contenant toutes les connaissances de l’univers ainsi qu’une quantité illimitée de fluide vital.

Les alchimistes ont compris que si l’on réussit à capturer concrètement un peu de cet esprit universel, on est alors en possession d’un pouvoir considérable. Mais pour ce faire, il lui faut un réceptacle capable de le retenir. Certains vous diront, un piège à lumière, d’autres un aimant. Dans tous les cas, une matière dont les propriétés sont très particulières et dont le niveau de pureté soit tel qu’il puisse permettre à l’Esprit d’y résider.

Cette matière, les adeptes l’ont appelée Mercure ou mère, en rapport avec la capacité du mercure métallique commun à entrer facilement en alliage avec les autres métaux.

Le mariage du Roi et de la Reine

Voilà, vous avez vos deux ingrédients. Une matière concrète purifiée, ou « Mercure » qui va recevoir l’empreinte d’un « Soufre » ou sperme qui n’a rien de terrestre, mais relève plutôt du céleste.

Ensuite, la véritable difficulté sera de conjoindre ces deux antagonistes (fixer le volatil) afin qu’ils acceptent de se marier puis de fusionner en une seule et unique chose qui représente alors l’union du ciel et de la terre.

Cette chose, on l’appelle pierre philosophale.

Ensuite, sur un plan purement technique, les façons de réaliser cette prouesse sont incroyablement nombreuses et aussi d’inégale valeur.

En résumé,

  1. Vous choisissez une matière, un piège, ou un aimant. C’est le « Mercure ».
  2. Vous purifiez cette matière afin qu’elle soit en accord avec son futur époux. C’est le « Mercure philosophique ».
  3. Vous mariez ce « Mercure » avec le « Soufre » magique de la Nature. (C’est là qu’il faut connaître les petits secrets des philosophes).
  4. Vous organisez la nuit de noces pour qu’ils copulent dans le secret de l’alcôve.
  5. Ils feront l’enfant-roi ou pierre des sages.

Voilà une formule en cinq lignes qui résume tout. Qui a dit que l’alchimie c’est compliqué?

Pour découvrir les secrets opératoires…

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