athanors alchimiques - cfio.Fr

Athanors et feux secrets

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L’athanor est l’une des pièces majeures du laboratoire d’alchimie. Dans le but de favoriser la créativité des élèves du CFIO, je vous propose de découvrir aujourd’hui quelques assemblages particuliers. Ils vous donneront, je l’espère, le désir – et le goût – de créer vos propres outils selon les objectifs que vous poursuivez. En effet, il y autant de voies que d’alchimistes. Chaque adepte a suivi un chemin qui lui fut personnel, et quelquefois en dehors des sentiers battus…

Bref rappel

L’athanor est l’endroit où la cuisson de l’oeuf philosophal a lieu. C’est le ventre de la mère hermétique. Une fois les matières assemblées, elles sont prêtes à subir le processus de transformation que la nature impose à toute chose en gestation. Les protagonistes de l’oeuvre, que l’on opère en voie sèche ou humide, passent par les étapes immuables de la décomposition, purification et recomposition de la matière.

Le but est d’atteindre à la quintessence, c’est-à-dire le degré d’évolution le plus élevé dont la matière est capable dans des conditions idéales. L’athanor fournit précisément à l’oeuf hermétique cet environnement propice à sa croissance.

Le feu nourricier

Tout comme l’embryon humain croît dans le ventre de sa mère à chaleur douce et régulière, la matière de l’oeuvre alchimique reçoit également une nourriture constante appelée « feu secret », lequel peut prendre, selon les voies suivies, de très nombreuses formes.

On recense par exemple des feux calorifiques comme dans les procédés ci-dessous, où le chauffage des vaisseaux est produit par une plaque électrique ou une friteuse avec bain de sable pour une diffusion constante. (La cloche que vous pouvez observer est une simple cloche à fromage – mais attention à ne pas trop chauffer, car elle exploserait sans aucun doute comme cela m’est déjà arrivé).

athanor alchimique - cfio.fr

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D’autres feux…

Dans le jargon des alchimistes, le « feu secret » représente en fait un ensemble d’énergies capables de transformer la matière et de la mener vers le meilleur d’elle-même. Le feu calorifique est le plus connu et utilisé, mais il y en a d’autres, bien plus étranges, tels par exemple, le feu céleste, communément appelé « Grâce ».

Ce type de voie est réservée à des opérateurs chevronnés qui ont accompli un travail personnel conséquent. La matière utilisée dans le dispositif ci-dessous est peu connue et encore moins utilisée à cause de la difficulté qu’il y a à se la procurer. Quoi qu’il en soit, le feu en question est déclenché par la prière de l’adepte, sous l’action d’une théurgie particulière.

Sans addition de feu vulgaire (ce qui rallonge considérablement la durée de l’oeuvre), la matière philosophique reçoit l’empreinte du feu céleste et se transforme dans le silence et l’obscurité sacerdotale. Les francs-maçons y reconnaîtront sans doute le symbolisme des « chambres » qui accompagnent leur progression initiatique.

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Notons encore l’utilisation de « feux » peu communs tels que les rayonnements stellaires (Lune, soleil, étoiles…), les couleurs, les sons, l’électricité statique et, encore plus curieux, les émissions dues aux formes.

Le secretum secretorum

Malgré toutes ces précisions et révélations, il existe encore un feu, sans doute le seul qui puisse être véritablement qualifié de « secret » et qui concerne une voie encore jamais écrite ni diffusée, car elle se transmet ou par révélation directe, ou d’homme à homme. Ce feu, que les anciens appelaient « fumier de cheval » est transmis par un athanor vraiment très particulier, et dont l’usage est si délicat que bien peu d’individus seraient capables de le manier.

Un vieux manuel inconnu que je diffuserai bientôt nous précise que :

« Ainsi, aux temps passés, ladite science était tant manifestée que plusieurs bergers, en gardant leurs brebis faisaient la pierre des philosophes. Ce qui fut cause qu’ils furent excités par la noblesse. Depuis ont été rares ceux qui y sont parvenus, et encore ont-ils écrit si obscurément qu’il est impossible de les entendre. »

Mais suivant en cela ma passion pour la divulgation totale, je veux encore vous donner quelques pistes, et vous invite à envisager une solution vraiment rocambolesque, et c’est pour cette raison précise que bien peu y ont pensé, et pourtant, quelle simplicité évidente…

Si vous ne parveniez pas à prier jusqu’ici, voilà qui va vous en donner l’envie, non? Rien de tel qu’une bonne motivation pour amorcer les choses.

Quoi qu’il en soit, pas de panique, je réserve ce sujet très secret à une prochaine formation sur la voie des substances, où je décrirai en clair l’origine et l’usage de ce feu vraiment étonnant.

En attendant : lege, lege, lege et relege, ora et …

Pour en savoir beaucoup plus…

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