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Arrêtez d’avoir peur des sectes!

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Le thème des sectes en France est un faux problème et ceux qui en parlent le font avec ignorance ou hypocrisie.  Le message d’aujourd’hui ira donc à contre-courant de tout ce que vous avez l’habitude de lire ou d’entendre sur le sujet. Dans les médias, on parle beaucoup des manipulateurs sectaires et des gourous, mais jamais de la complaisance intellectuelle et affective de leurs adeptes. Y a-t-il autant de sectes qu’on l’affirme? Y a-t-il autant de gens abusés qu’on le croit?…

Qu’est-ce qu’une « secte » au fond ?

Étymologiquement, cela signifie simplement « groupe » ou « assemblée de personnes ayant des pensées ou des activités communes ». Le mot secte n’a pas une connotation péjorative dans tous les pays. En Orient, vous dites que vous faites partie d’une secte comme vous diriez ici que vous êtes inscrit à l’amicale des pécheurs de Trifouillis-les-Oies…

Ensuite, si l’on s’en tient à la définition même du terme, on peut également nommer sectes tous les partis politiques, toutes les religions, ainsi que toutes les associations culturelles et sportives. En poussant la réflexion encore plus loin, la première secte qui nous échoie n’est-elle pas notre famille, nos premiers gourous… nos parents ?

Les sectes prolifèrent-elles?

Indiscutablement, non. La liste qui nous est proposée pour repérer les prétendues sectes dangereuses s’appuie sur une ignorance réelle. Les responsables de ce classement forcé n’ont en fait aucune compétence philosophique, religieuse ou intellectuelle qui leur permettrait de discerner correctement, et de faire la part des choses.

La plupart du temps, on se réfère aux quelques témoignages vaseux proférés par d’anciens pseudo-adeptes mécontents (un peu comme quand on est soudain déçu de la FNAC ou de DARTY, ou de sa belle-soeur…).  Ou alors – mais je n’ose pas y croire – on s’attaque à tout ce qui peut contrarier des circuits économiques n’ayant aucun intérêt à ce que les gens puissent se passer de leurs services ou de leurs produits… Je n’en dirai pas plus, paix à mon âme.

Le résultat de ce battage médiatique inculte est que le public reçoit une information faussée. À force de voir le mal partout, la plupart des gens s’occupant de disciplines alternatives ou spirituelles sont taxés de sectaires, juste parce qu’ils affichent des compétences ou des centres d’intérêt non conformes.

Remettons les pendules à l’heure

Mon propos n’est pas de dire que les sectes c’est bien. Surtout quand on embrigade des enfants ou qu’on demande à des gens de se suicider au profit de quelque croyance débile.

Mais s’est-on vraiment posé la question du pourquoi de l’existence des sectes ?

Qu’est-ce qui ne va pas dans cette société qui pousse certains sujets à rechercher des réponses dans des organisations parallèles au risque d’être abusés par des menteurs ? Notre monde moderne a-t-il autant étouffé le sens du sacré pour qu’autant de gens se tournent vers les nouveaux gourous venus d’ailleurs ?

Au lieu de se poser les bonnes questions, notre société se contente de hurler « A bas les sectes! », juste parce qu’elle ne veut pas prendre la responsabilité d’être à l’origine du problème.

Vers une responsabilité accrue

Ce qui m’intéresse, c’est qu’on arrête de regarder la chose par un seul côté de la lorgnette. Qu’on stoppe cette hypocrisie généralisée qui consiste à faire croire aux gens qu’ils sont entièrement vulnérables et qu’ils pourraient se faire avoir par des gourous manipulateurs sans s’en rendre compte.

Tout cela est faux! Les adeptes des sectes savent pertinemment pourquoi ils adhèrent. La vérité est qu’ils ont des besoins affectifs ou psychologiques que la secte leur propose de combler, au même titre que vous allez voir un match de foot pour vous payer une bonne tranche d’adrénaline.

Les adeptes des sectes sont comme des poissons. Ils ne savent pas qu’ils vivent dans l’eau. Vous pouvez leur dire qu’ils vont se noyer, ils vous répondront qu’ils n’ont jamais aussi bien nagé dans l’existence. Croyez-moi, ces gens-là savent ce qu’ils font et pourquoi ils le font.

Quand le masque tombe

Et puis un jour, le pot aux roses est découvert. On se rend compte qu’on s’est trompé ou qu’on nous a menti. Quelquefois, une simple petite blessure narcissique consécutive à une déception quelconque fera tourner le vent.

Que va-t-on faire pour garder la face? La victime bien sûr ! C’est pas moi c’est lui…

Il est trop facile, parce qu’on est déçu ou parce que le masque du gourou est tombé, de tirer à vue sur un groupement qui vous a accueilli quand vous en aviez besoin. Trop facile de jouer la pauvre victime abusée sur un plateau de télévision quand on ne veut pas prendre ses responsabilités.

En fait, spirituellement parlant, on s’en fout de savoir si les gourous disent la vérité ou pas. Ce qui compte est que nous prenions conscience de ce que nous allons chercher réellement auprès d’eux, et surtout que nous en prenions l’entière responsabilité.

Qu’il s’agisse d’une secte, d’un ordre initiatique ou d’un guide spirituel, vous serez toujours responsable de votre ignorance, responsable de vos illusions, responsable de vos projections, responsable de votre naïveté…

Redécouvrir sa propre tradition spirituelle

Par contre, si une démarche spirituelle authentique vous tente, alors vous pouvez vous tourner vers la tradition de vos ancêtres, oser redécouvrir votre propre religion sous un angle différent, et vous faire alors votre propre idée.

Notre époque est caractérisée par un retour du spirituel. C’est indéniable. Après avoir longtemps investi son énergie dans des valeurs matérialistes, l’Occident se tourne à nouveau vers la vie intérieure. Le problème, c’est qu’elle le fait par des chemins détournés qui la conduisent tout droit dans des impasses exotiques.

Fort heureusement, la voie spirituelle occidentale n’est pas totalement éteinte. Quelques filons authentiques subsistent encore qui permettront à ceux et celles qui n’ont pas encore renoncé, de continuer le Grand-Oeuvre alchimique des Anciens…

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