Alchimie monastique et Don de Dieu

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Cette semaine, je vous propose de visionner cette perle de vidéo dénichée sur YouTube il y a quelques années, où deux soeurs carmélites partagent avec nous l’immensité de leur vie intérieure. Écoutez bien les paroles de ces saintes personnes, humbles à souhait, joyeuses et lumineuses, qui nourrissent dans le silence et le recueillement, des valeurs hautement bénéfiques.

Quête et mission

Nous sommes bien loin des images scarifiées de la religion ; loin également des idées reçues concernant la claustration des nones ou l’aridité de l’engagement monastique. Et surtout l’on s’éloigne résolument de la vision faussée relative au véritable travail des missionnaires religieux, dont l’action (de nos jours en tous cas) n’est pas de rallier bêtement des fidèles à une institution de foi par la manipulation ou la force, mais plutôt de réveiller ou révéler par l’amour et le dévouement, la partie divine de chaque être, et l’inviter à prendre sa place au profit du bien ; une partie malheureusement trop souvent emmurée et bâillonnée par la modernité laïque.

La force de l’humilité

Ce que nous révèlent ces religieuses n’est que le simple bon sens. La sainteté même! Chacun selon la nature de sa vie peut en tirer profit et l’appliquer à son quotidien. Par leurs prières et pensées positives, les religieux contrebalancent la cruauté omniprésente du monde. Ils équilibrent, dans le silence de la clôture et les petits gestes du quotidien, le recueillement sacré indispensable sans lequel la vie perd son sens.

Nous pouvons tous faire la même chose chez nous dans notre oratoire !

Mais avant de vous laisser boire leurs paroles (avec une infime pincée de sel alchimique quand même!)  laissez-moi vous raconter une petite histoire initiatique.

Un jour, un disciple surprend son maître en train de pleurer derrière un arbre.
– Mon bon Maître, comme c’est étrange, lui dit-il, que sont ces larmes sur votre visage ?
– Ce sont les tiennes, répond le vieil homme, celles que tu ne t’autorises pas à verser, alors chaque jour je viens ici, et je pleure à ta place.

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Et qu'on se le dise par Toutatis !