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3 causes d’échec spirituel

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La vie spirituelle est un véritable défi quotidien. Lorsqu’une personne s’engage dans un chemin initiatique, elle va rencontrer de nombreux obstacles. Comme les valeurs spirituelles sont rarement en adéquation avec les habitudes de la vie ordinaire, il y aura des confusions fréquentes…

Trois d’entre elles sont redoutables. Elles sont à l’origine des principales causes d’échecs et d’abandon spirituels.

La précipitation

La personne qui vient de rencontrer un maître ou un enseignement spirituel est identique à celle qui tombe amoureuse. La plupart du temps, cela fait l’effet d’un choc qui ébranle les fondations existentielles. On est sous le charme et l’on perd sensiblement le sens des réalités.

Croyant que l’on vient de découvrir le Saint des Saints, on se jette à corps perdu dans ce nouvel univers prometteur sans se demander s’il correspond bien à notre nature et à nos possibilités. Comme toute passion, le feu de paille a vite fait de s’éteindre et le papillonnage recommencera de plus belle quelque temps plus tard.

Dans ce cas, la fiabilité de la voie spirituelle concernée n’est pas nécessairement en cause. La sincérité des gens on plus. Seulement, il se trouve que l’homme a besoin de temps pour intégrer de nouvelles habitudes. Par exemple, avant de prononcer des voeux solennels donc théoriquement définitifs, les moines passent par une période de probation éventuellement renouvelable de trois années. Voilà c’est pourquoi il est important d’y aller doucement lorsque l’on étudie une nouvelle pratique ou doctrine spirituelle.

Si ce chemin est encadré par un bon instructeur, il sera conscient de ce problème et ne vous laissera pas brûler vos cartouches d’un seul coup.

L’ambition

La plaie de la vie spirituelle est l’ambition. Il est très difficile de comprendre que la volonté n’a pas grand-chose à voir avec les progrès spirituels que vous pouvez faire. D’ailleurs, la plupart des adeptes et des saints confessent dans leurs écrits qu’ils ne se sentent pas nécessairement dignes de leur avancement. Ils connaissent leur manque d’engagement et leur paresse et accordent plus facilement le mérite de leur réussite à Dieu qu’à leurs propres efforts…

Là aussi, il va falloir lâcher-prise. Les progrès spirituels ne se mesurent pas au nombre de bonnes actions que vous penseriez avoir réalisées. Ils ne se mesurent pas non plus au nombre d’heures que vous avez passées à pratiquer assidûment les instructions et exercices.

L’ambition d’arriver quelque part appartient à l’ego.

C’est en réduisant ses prétentions que la principale qualité spirituelle apparaît. Celle-ci s’appelle humilité et, croyez-moi, c’est la clé qui ouvre la porte des étoiles.

Le mauvais choix de l’instructeur

Dernier écueil majeur, le choix de l’instructeur. Là aussi, c’est comme en amour, il vaut mieux ne pas en avoir qu’en avoir un mauvais. Très concrètement, si une personne qui se dit votre maitre (à moins que ce soit vous qui la nommiez ainsi) ne vous donne pas le sentiment d’évoluer, passez à autre chose. Une bonne relation initiatique doit élever et pas faire stagner. C’est d’ailleurs vrai dans toute forme de relation éducative.

En effet, au sens propre du terme, élever un enfant, consiste à le hisser vers le meilleur de lui-même. On l’accompagne vers le haut, et si vous faites le geste de porter quelque chose aux nues, vers le ciel, vous remarquerez immédiatement que la chose en question se trouve à présent bien au-dessus de votre tête. Je crois que cette image devrait faire réfléchir bon nombre d’instructeurs spirituels, et par extension, tous les parents que nous sommes probablement…

Attention cependant à ce pas juger trop vite!

Certains instructeurs sont des renards malins. Ils vous voient à coeur ouvert et sont donc tout à fait capables de vous contrarier le temps que vous vous rendiez compte de votre propre cinéma. Ne lâchez donc pas un bon maître sous prétexte qu’il vous a vexé ou bousculé dans vos petites convictions. Cela s’appelle un suicide spirituel.

En revanche, si vous avez l’impression que votre instructeur ne vous apporte plus rien et que ce sentiment est passé au crible d’une analyse rigoureuse et saine, alors OSEZ chercher ailleurs pour continuer votre chemin. Ne le mettez pas non plus à la poubelle pour autant. Il faut garder de la gratitude pour tous ceux qui nous ont aidés à avancer, même s’il s’agit d’un simple pas. Le contraire s’appelle « cracher dans la soupe » et c’est mal…

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